CEP LORIENT BASKET BALL DE 1934 A NOS JOURS

PRESSE DU WEEK-END 24.25 JANV

PNM. Lorient - Guipavas : 83 - 60 Lorient garde le rythme

Après son succès contre Hennebont la semaine passée, Lorient est parvenu à conserver son rythme en championnat, hier, contre une très bonne formation finistérienne. Un rythme de champion?

Le score est très très très sévère, mais témoigne quand même des folles capacités du CEP. Hier, face à une équipe de Guipavas qui a tenu 37 minutes avant de s'écrouler la tête la première, le club morbihannais a démontré qu'il en avait encore sous le capot, malgré un mois de janvier chargé comme une mule.

À la bonne adresse

Bien sûr, et comme on pouvait s'y attendre, les deux formations n'arrivaient guère à se départager en début de soirée, démontrant de sérieuses valeurs défensives comme offensives. Adroits derrière la ligne des 6,25m (on comptera après vingt minutes de jeu dix tirs primés!), Lorient et Guipavas se tiraient ainsi une «belle bourre» (21-19,10e puis 21-23,13e), revenant au score à chaque coup de mou. Un temps endormi (26-33,15e), le CEP Lorient, au prix de sérieux efforts sur son rebond offensif via le solide Mouangue, réveilla ainsi la salle et le match (33-33,17e puis 45-42,20e), pour promettre une seconde mi-temps palpitante. Jusqu'ici irrésistibles, Pouxviel côté lorientais et Corre côté finistérien poursuivaient alors leurs belles entreprises, avec, avant la dernière sonnerie, un léger avantage au premier qui, au buzzer, enflait un peu plus la marque locale (61-53,30e). Devenue hachée, frileuse en beaux paniers, la fin de la soirée n'en restait pas moins à suspense, puisque, encore une fois, Guipavas et sa maîtrise extérieure n'avait pas abdiqué (62-57,34e). Mais aussi logiquement qu'inéluctablement, l'écart en faveur des Cépistes se creusait finalement, avec l'aide précieuse de Rakotondrasolo (70-57,37e). Fébrile aux lancers-francs, sans doute plus «court» physiquement, Guipavas ne reviendra pas, subissant même de plein fouet les derniers assauts locaux. Et reste donc ce matin accroché au tableau de chasse lorientais... LORIENT. Rota (9), Rakotondrasolo (16), Laurent (19), Pouxviel (11), Le Borgne (9), Blinding (11), Toumelin (4) GUIPAVAS. Ben Yahmed, Corre (10), Roussel (4), Crom (6), Corre (9), Laurent (7), Tossery (14), Richard (10).


PNM. Lorient - Guipavas : 83 - 60 Lorient garde le rythme. Le Cepiste Rakatondrosolo a inscrit 16 points face à Guipavas.

PNM. CEP Lorient - GDR Guipavas (83-60) Rota, la pépite de Papeete

Meneur de jeu d'une équipe cépiste qui a conforté sa place de leader samedi soir face à Guipavas, Hiroana Rota démontre cette saison qu'il est toujours l'un des meilleurs basketteurs de la Ligue.

Il a toujours rechigné à porter le costume de «joueur talentueux». Homme aussi humble que discret, Hiroana Rota a fait du basket-ball un passe-temps plutôt qu'un vrai défi, égarant sans le regretter des aptitudes sensationnelles sous les paniers. Un talent sous-exploité qui aurait de quoi démoraliser nombre de techniciens en quête de nouveaux talents.

Les copains d'abord

Après des saisons à ses côtés, Christophe Gicquel en fait désormais fi. «Quand il est sorti du sports-études de Saint-Brieuc, il pouvait espérer jouer un jour tout là-haut. Mais il a plutôt fait le choix des copains. C'est comme ça». Par «tout là haut», il faut entendre «le monde professionnel», confirmera le technicien lorientais, qui telle une machine, ne s'arrête plus quand il faut parler de son meneur fétiche. Morceaux choisis. «Il a un impact énorme sur une équipe.» «Il rend les autres meilleurs.» «Il a cette capacité à donner confiance à ses partenaires.» «Humainement, c'est un mec en or.» Stop. Le principal intéressé doit déjà se demander s'il ne ferait pas mieux de tourner cette page du journal plutôt que de lire autant de compliments à son égard. «Un article sur moi? Jamais de la vie! Je ne supporte pas me mettre en avant», expliquait-il lors d'une première approche, il y a deux mois, avant de devoir finalement s'y résigner samedi soir, las.

«Je n'ai plus personne ici»

Sa voix n'est ni douce ni posée, et l'homme ne se raconte pas facilement. Il évoque tout juste son île, un fabuleux caillou accroché sur l'Océan Pacifique. Tahiti, son soleil, ses danses endiablées. «Malheureusement, je n'y suis pas né. Le seul de la famille... » Une famille qu'il ne voit désormais plus qu'en pointillé. «Je n'ai plus personne ici. Toute ma famille est repartie là-bas. J'ai hâte d'y retourner... » En attendant, Hiroana a une équipe à mener. Et quelle équipe! Toujours leader, le CEP, comme un grand, a fait un pas de géant vers l'accession, samedi. Le Tahitien est d'ailleurs resté sur le banc en deuxième quart-temps. «Un luxe», pour son entraîneur. Mais comme un gros chat qui sort ses griffes quand la menace se fait trop pressante, il a refait son apparition dans le troisième, une fois le retour finistérien consommé. Il a fait le boulot, Lorient a gagné, puis il s'est soustrait à nos questions, «histoire d'être tranquille pour au moins dix ans». Après, c'était l'heure de la troisième mi-temps, avec les copains. Pas question de le déranger plus longuement.

PNM. CEP Lorient - GDR Guipavas (83-60) Rota, la pépite de Papeete
S'il se dit un peu gêné de parler de lui, c'est sans doute parce que c'est balle en mains sur le terrain que Hiroana Rota s'exprime le mieux.



Article ajouté le 2009-01-26 , consulté 99 fois

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