PRESSE DU WEEK-END 03/04 OCT
N3M. Lorient - Caen, demain (20h) Antonio Martins: des palmiers aux paniers
2 octobre 2009
Il est tombé dans les bras de la France et du CEP Lorient après avoir quitté l'Angola, son pays natal. Entretien avec Antonio Martins, qui, sur le banc de touche, conseillera à nouveau les joueurs du CEP Lorient, demain, face à Caen (20h).
Il y a des parenthèses que l'on ouvre presque contraint et forcé, mais que l'on devra refermer sans pour autant s'en délecter. Celle d'Antonio Martins, dit Kiassungua dans son village natal, n'a en tout cas pas de limite dans le temps, et ferme autant de cicatrices que de bonheurs intenses.
«On vivait parfois encore dans la crainte»
Une histoire belle comme le jour, née à Landana, petit village angolais entouré par la mer, et qui prit son élan sur le bitume de la rue Duguay-Trouin, à Lorient, il y a trois ans. «Mes parents ont décidé pour moi qu'il fallait que je quitte le pays. Et puis, je voulais découvrir autre chose, et avancer dans mes études. Après, ne me demandez pas pourquoi j'ai choisi la France, et encore moins la Bretagne», explique, d'un premier jet, le troisième assistant coach de l'équipe cépiste. Mais, derrière le sourire et des yeux piqués par le bonheur, se cachent quelques autres vérités. «Quand j'étais là-bas, on vivait parfois encore dans la crainte. C'est dur d'en parler». Un pan de sa vie dont il ne souhaite pas trop s'étaler, donc, préférant barioler ses souvenirs de jeunesse par de multiples couleurs. «Chez moi, il y a le bleu de la mer, le rouge des fleurs exotiques, et le vert des collines. Des centaines de palmiers et de cocotiers aussi», raconte-il. Le masque s'éclaircit alors, la parole et le geste s'affolent comme une Palanca Negra dans les clairières, l'animal roi de cette ancienne colonie portugaise.
«Christophe Gicquel m'a formé»
Et puis Antonio, remarquable polyglotte, parle du cuir orangé. «En Angola, le basket est comme le foot en France. Allez au fin fond de la brousse angolaise, et vous trouverez toujours un panier de basket-ball». Simple passionné en Afrique, Antonio a maîtrisé l'art du jeu en débarquant au CEP Lorient. «Jamais je n'aurais pensé devenir coach un jour. Et puis, j'ai rencontré Christophe Gicquel qui m'a formé petit à petit, et m'a intégré l'an passé dans le staff de l'équipe première». Troisième assistant, Antonio s'est spécialisé dans le montage vidéo, entre deux cours au lycée et trois entraînements avec les jeunes du CEP dont il a aussi la charge. Mais bientôt, Antonio devra partir, «ouvrir une nouvelle parenthèse», comme il dit, pour suivre d'autres études, plus poussées. Une fois refermée, il devra en ouvrir une dernière, en guise de vieux rêve. «Faire un petit séjour aux Etats-Unis, et voir un match de NBA. Avant de mourir, je me dois de le faire. C'est obligé».

N3M. Lorient - Caen, demain (20h) Antonio Martins: des palmiers aux paniers.
Plaquette de coach à la main, l'assistant Antonio Martins laisse éclater la fougue de ses 19 ans: comme les joueurs, l'Angolais découvre la N3 avec délectation. Photo Pierre Bernard.
Basket-ball : Le Cep Lorient confronté à du lourd
N3M. Cep Lorient - ASPTT Caen, samedi (20 h). Les Caennais sont considérés comme les meilleurs du championnat.
Comment accueillir une formation caennaise, considérée comme la grande favorite du championnat, et se dire qu'on a une grande chance de gagner ? Pour le promu lorientais, une victoire constituerait forcément un énorme exploit, et à l'inverse, un résultat logique. « On va tout faire pour gagner, même si on sait que ce sera compliqué », lance Johann Praud, l'entraîneur cépiste. « Caen dispose d'un groupe plus homogène que le nôtre. Il est aussi complet à l'aile qu'à l'intérieur. On espère les perturber, mais c'est par notre défense qu'on pourra le faire. Car c'est une équipe qui a une moyenne de quatre-vingt-sept points en championnat. On arrivera à les inquiéter uniquement si elle en marque soixante-dix. »
Caen s'attend à être bousculé ce samedi. C'est le lot de toutes les équipes favorites d'un championnat. Dont le moindre faux pas peut compromettre tous les espoirs d'accession et de titre. Car depuis plusieurs années, l'équipe caennaise est habituée aux places d'honneur en nationale 3, et cette saison, elle n'a pas forcément envie de voir la première place lui échapper, qui lui permettrait d'accéder pour la première fois de son histoire en nationale 2. Pour l'instant, Caen a réalisé le sans-faute. Deux victoires avec un minimum de vingt points d'écart sur Betton et Brest, les Caennais ont surtout eu un début de calendrier favorable.
Contre le Cep Lorient, ils effectueront un match piège. Car la formation lorientaise est tout à fait capable avec ses moyens de rivaliser avec Caen. « Nous voulons montrer que nous ne sommes pas une équipe facile à jouer à domicile », souhaite Johann Praud. « Devenir une équipe solide à domicile, c'est notre ambition. C'est important pour le maintien. Car on sait toute la difficulté de s'imposer à l'extérieur... »
Le groupe lorientais. Rakatondrasolo, Rota, Glemot, Dréano, Sahun, Le Gonidec, Toumelin, Pouxviel, Le Prado, Mouangué. Entraîneur. Johann Praud.
Ouest-France
N3 M. Lorient - Caen, ce soir (20h) A la recherche d'un exploit
3 octobre 2009 -
Après sa courte défaite à Saint-Nazaire samedi dernier, Lorient tentera de réaliser l'exploit de battre l'un des principaux favoris à la montée en N2, ce soir, dans sa salle.
Le défi est de taille. Un mur qui semble infranchissable, et que pourtant, les Cépistes comptent bien faire chuter. Pour son troisième acte, le championnat offre ce soir au public lorientais l'armada normande, expérimentée, et solide dans la raquette.
Attention au plus facile
Ce soir, pour l'emporter et se repositionner dans la première partie de tableau, les coéquipiers d'Hiroana Rota devront donc jouer de la meilleure des façons. Trouver un allant collectif sur jeu posé, ce qui, en partie, fut réalisé lors de la première journée et le succès sur Rennes, mais aussi trouver le bon équilibre sur les postes-bas. Ce soir, ce seront donc les muscles de Samuel Glemot qui seront mis à contribution, plutôt que la technique de l'autre recrue intérieure, Florian Barraud. Mais aussi, Lorient devra réussir ses lay-up, qui par trois fois samedi dernier ont ripé sur l'arceau. Cela fait sans doute beaucoup pour une jeune équipe peu expérimentée aux joutes de la N3, face aux hommes d'Eric Bechaud. Mais sur un match, qui sait? Le CEP nous a déjà prouvé qu'il était capable de grandes choses! Le groupe lorientais: Rota, Pouxviel, Le Gonidec, Le Prado, Rakotondrasolo, Dréano, Sahin, Toumelin, Glemot.

N3 M. Lorient - Caen, ce soir (20h) A la recherche d'un exploit.
Défait le week-end dernier, le CEP comptera sur la patte de son meneur Hiro Rota pour retrouver le chemin du succès. Photo Jean René
N3M. Lorient - Caen: 74-88 CEP pas possible!
Malgré une première période maîtrisée, puis un retour fulgurant peu avant la troisième cloche, Lorient n'est pas parvenu à faire chuter Caen, le premier prétendant à la Nationale 2 cette saison. Quel dommage!
Et puis la machine lorientaise, brinquebalante pendant quelques minutes, s'est remise en route, reprenant le devant d'une scène qu'elle occupa durant (presque) toute la première période (49-59, 26e puis 64-63, 30e). Un retour héroïque, aux allures de grandes chevauchées dans une fin de match qui vit ensuite, pourtant, la déception de toute une salle: l'expérience normande prima inéluctablement sur la naïveté des locaux qui peuvent, tout de même, être crédités d'une partie plus que méritoire. L'exploit, en effet, ne fut pas loin. A portée de phalanges, même. Dominateurs pendant toute la première période durant laquelle les visiteurs ne vécurent que par leur adresse extérieure (16-13, 6e, 31-21, 10e, puis 41-42, 20e), les Cépistes ont eu bien des raisons d'espérer. Probants sur la ligne de réparation (100% au premier quart), autoritaires dans les airs, séduisants sur leur jeu de course, les Bretons empochèrent ainsi les faveurs du public et le respect du mastodonte de cette poule E.
L'exploit fut proche...
Un prétendant à la montée qui allait, évidemment réagir (54-59, 27e), avant que l'orgueil éléphantesque de cette belle équipe cépiste ne refasse donc surface. Le Prado puis Dréano, notamment, redonnèrent l'éclat nécessaire à une seconde mi-temps un poil moins captivante que sa première (13-4 pour le CEP en 6 minutes, 64-63, 30e). Mais d'exploit, il n'y en aura donc point. La N3 est cruelle, mais si belle à la fois. Prometteuse, aussi, pour cette superbe équipe lorientaise qui, il y a deux ans, était encore en Ligue 1. Une équipe, qui, c'est sûr, ira loin. Salle Brisset. 215 spectateurs. LORIENT. Le Prado (12), Le Gonidec (0), Dréano (16), Mouangue (0), Pouxviel (6), Rakatondrasolo (11), Sahun (2), Rota (12), Toumelin (1), Glemot (14). CAEN. Lucenay (14), Parment (1), Monroce (9), Allerme T. (6), Allerme M. (8), Naidji (20), Marcinkoski (6), François (22), Thévenet (4).
N3M. Lorient - Caen: 74-88 CEP pas possible!.
Après un retour héroïque, Rota et les Lorientais ne sont pas parvenus à faire chuter Caen. Photo Anne Le Nézet
N3M. CEP Lorient - ASPTT Caen (74-88) Dréano tisse sa toile
5 octobre 2009 -
Malgré la courte défaite (74-88), le match face à Caen samedi soir a confirmé la valeur de l'équipe lorientaise et de son ailier fort de 24 ans, Pierre-Marie Dréano.
La colère est passée. Peu utilisé à Saint-Nazaire, Pierre-Marie Dréano n'a pas hésité lundi dernier à sonner à la porte du coach pour comprendre les raisons de sa soudaine mise à l'écart. Une heure, quelques recadrages et une poignée de main plus tard, les deux hommes repartaient pour une semaine d'entraînement avant d'affronter Caen et son armée de bons joueurs.
«Il est dans le vrai»
«En fait, je n'ai joué que cinq minutes à Saint-Nazaire. J'étais colère, je voulais savoir pourquoi je n'étais pas rentré davantage. Il m'a dit qu'il faisait des tests, et qu'il fallait aussi que je sois plus agressif sur un terrain. Je pense que ce soir (samedi), il a été content de moi», expliquait après la rencontre l'ancien Ploemeurois, vite relayé par son coach, Johann Praud. «Je suis plus que content. Pierre-Marie a redonné de l'éclat au match pendant la seconde mi-temps. Il a répondu présent des deux côtés du terrain. Aujourd'hui, s'il a encore quelques sautes de concentration, Pierre-Marie est dans le vrai par rapport à ce que je peux attendre de lui.» Samedi soir, dans une salle Brisset avantageusement remplie, l'ancien Ploemeurois a tranché dans le vif, apporté sa détermination dans le secteur défensif et son écot offensif à une équipe qui a longtemps fait trembler la meilleure formation de la poule.
«PM» veut encore grandir
Une belle soirée, donc, pour celui qui compte déjà à son actif deux saisons en Nationale 3 passées sous des couleurs ploemeuroises qu'il a rejointes après Auray, sa ville natale. «C'est là-bas que ma passion pour ce sport est née. Après mes 14 ans, j'ai grandi de 55cm en trois ans et me suis tout naturellement tourné vers le basket», ajoute celui qui fait de sa passion un métier. «J'ai ouvert ma propre boîte en créant un site internet qui vend vêtements et chaussures pour le basket. En fait, je me suis rendu compte que

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