CEP LORIENT BASKET BALL DE 1934 A NOS JOURS

PRESSE DU WEEK-END 17/18 OCT

N3M. Cep Lorient - EO Landerneau, ce soir (20 h) Le Cep veut lâcher les amarres

17 octobre 2009

En mer agitée après ses défaites contre Caen et La Séguinière, l'occasion est belle ce soir pour le navire lorientais de retrouver les eaux plus calmes du milieu de tableau, face à une équipe de Landerneau qui enchaîne les avaries.

«Ce match est vraiment, et forcément, important pour nous». Le capitaine du vaisseau lorientais ne lésine pas sur la portée du derby breton, ce week-end. Globalement satisfait par les prestations des siens depuis le début de la saison, Johann Praud insiste toutefois sur le bilan comptable lorientais.

Toujours avec Glémot

«Après les récentes défaites, il faut que l'on se relance au classement. Les grosses écuries, pour nous, sont passées, et l'on joue désormais des équipes qui évoluent dans notre cours. A nous de gagner», poursuit l'entraîneur morbihannais qui préférera à nouveau l'expérimenté Samuel Glémot au jeune mousse Florian Barraud, qui, de toute façon, souffre toujours de la cuisse. Un entraîneur qui voudra, à nouveau, apprécier la vivacité de ses joueurs, qui insisteront encore sur l'aspect défensif de la soirée. Le tout devant l'habituelle et bonne centaine de spectateurs salle Brisset.Le groupe lorientais. Le Prado, Dréano, Pouxviel, Rakotondrasolo, Sahun, Rota, Toumelin, Glémot, Mouangue. Gauthier Le Borgne, qui a repris l'entraînement cette semaine, n'est pas remis de sa blessure, tout comme Ronan Le Gonidec.

Ce soir (20 h), salle Brisset.

 

N3M. Cep Lorient - EO Landerneau, ce soir (20 h) Le Cep veut lâcher les amarres.
Rakotondrasolo et ses partenaires cépistes n'ont pas le droit à l'erreur face à Landerneau, le dernier du classement. Photo Jean-René

N3M. CEP Lorient - EO Landerneau: 78-53 Lorient, la force tranquille

18 octobre 2009

Dominateurs de la première à la dernière seconde, les Lorientais n'ont pas franchement peiné pour venir à bout de leurs hôtes, hier soir, au terme d'un match qui ne restera certainement pas dans les annales.

 

Volontaires, courageux dans l'effort, mais pas de taille à faire chevroter la salle Brisset et ses jeunes occupants. Déterminés à décoller dans cette poule E, les maillots verts de Landerneau sont en effet tombés, hier soir, sur une équipe morbihannaise trop disciplinée pour mordre à l'hameçon lancé, avec conviction, par Franck Vérove.

Un départ fulgurant

En fait, l'EOL, qui a longtemps survécu par son adresse dans le champ, n'a en fait jamais eu l'occasion d'y croire, malgré quelques secousses, dont celle du deuxième quart (48-37,25e), vite retenue par Mouangue et ses partenaires (52-37,26'). Aucune occasion d'y croire, car trop naïf devant l'arceau, et trop peu mobile, comme sur cette dernière action du premier quart: une perte de balle idiote, sur remise en jeu, qui profita à Rakotondrasolo, et envoya Lorient avec 10 points d'avance à la première cloche (21-11, 10e). Lorient, qui d'une individuelle stricte bien appliquée contra la vivacité de Pellan et de Le Goff, poursuivait alors son entreprise de destruction dans la seconde tranche, avec un score, qui avant les rafraîchissements, sentait (déjà) bon la victoire finale (41-29, 20e). Qu'écrire, ensuite, sur la seconde période? La petite rébellion finistérienne, au milieu de ce troisième quart? La domination outrageante des locaux dans le secteur du rebond? Les bonnes relations extérieurs-intérieurs d'une équipe cépiste qui trouve enfin le bonheur sur jeu posé? Ou l'ennui généralisé qui s'empara du public devant l'amplitude du score? Dans tous les cas, ce sont bien les Lorientais qui ont logiquement glané le premier derby de la saison. Avec force, mais sans forcer. Des Lorientais, qui ce matin, ont aussi bien moins de soucis à se faire que leurs homologues finistériens. LORIENT. Pouxviel (6), Rota (15), Sahun (8), Le Prado (18), Toumelin (2), Rakotondrasolo (9), Mouangue (10), Glemot (8), Dréano (4). LANDERNEAU. Le Goff M. (14), Le Goff D. (14), Broudin (8), Pellan (4), Jeddari (3), Mouson (3), Le Gac (5), Mangiardi (4).


N3M. CEP Lorient - EO Landerneau: 78-53 Lorient, la force tranquille.
Benjamin Sahun et les Cépistes, très en jambes, ont remporté le premier derby 100 % breton de la saison. Photo JeanRené

CEP Lorient - EO Landerneau (78-53) Sam Glémot, le tireur d'élite



Un sandwich à la hauteur du bonhomme et à la mesure de son appétit: gargantuesque. Samedi soir, pendant la collation d'après-match, Samuel Glémot a vidé son chargeur et raconté sa vie en quelques répliques dignes des tontons flingueurs d'Audiard et Lautner. Une vie qui faillit se stopper net aux confins d'un virage tortueux il y a dix ans. Une chute à moto et un diagnostic vertigineux. «Vous n'êtes pas passé loin de la mort. Mais vous ne pourrez plus jamais remarcher. Bien sûr, le sport, c'est fini pour vous». Heureusement, les médecins n'ont pas toujours raison. A force de courage, sa jambe droite, broyée et en sang, s'est remise à marcher. «Ouais, après ça, on se dit que la vie est trop courte». Indestructible, le bonhomme s'engagea alors dans l'élite de la police française, pour servir la nation «et voir du pays». Tireur d'élite et membre de la 9e compagnie de CRS basée à Rennes, Sam a le verbe haut et la visée juste. «A 200 mètres, j'te tire dans l'oeil», assène-t-il, replongeant le nez dans son jambon beurre à moitié englouti. Economiseur de mots et de balles perdues, Glémot, 2m pour 108kg, n'a donc peur de rien ni de personne. «Les salles hostiles me font rire. Quand tu passes quatre heures à te faire insulter par des manifestants, les huées du public en plein match te paraissent vite dérisoires», assure celui qui fut sur le feu des émeutes à Montfermeil et qui dut protéger les grands de ce monde à Evian, lors du G7 en 2003. «Poutine, Bush, Chirac... Un bon souvenir». La banlieue et les paillettes du show-biz: tel est le quotidien de ce pivot aux épaules de bûcheron canadien. «A Deauville, j'avais comme mission la protection de Johnny Depp et de Marion Cotillard». Pas d'anecdotes ni d'historiettes croustillantes sur la Môme. De toute façon, l'homme préfère parler de la grosse boule orange et des prochains championnats d'Europe Police qu'il disputera avec l'équipe de France, où il usera encore de ses gros muscles, comme récemment, face à l'Angleterre. «Ce jour-là, j'ai défoncé les Anglais que je n'aime pas». Il en est resté des miettes, comme celles de son sandwich qu'il ramassera soigneusement. Mais pas le temps de discuter plus longtemps. Sa chérie l'attend à la maison, «pour un bon repas et un petit film sur le canapé». Il paraît que la vie est trop courte.
  • Pierre Bernard

  • Avec huit points inscrits et une emprise certaine sur la raquette, l'imposant Samuel Glémot a pesé lourd dans la domination cépiste, samedi contre Landerneau. Photo Jean René


Article ajouté le 2009-10-14 , consulté 12 fois

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